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                    <title>TIGblogs - KOUYATE's TIGBlog</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/</link> 
                    <description>What's on the minds of young leaders from around the globe?</description> 
                    <language>en-us</language> 
             
                <item> 
                    <title>La déperdition scolaire des filles en milieu rural guinéen</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/464729</link> 
                    <description><![CDATA[Le droit à l’éducation fait partie des droits humains fondamentaux proclamés il y a un demi-siècle dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à nouveau, en 1989, dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Pourtant, "plus de 150 millions d’enfants dans les pays en développement commencent leur scolarité, mais n’atteignent pas la cinquième année d’études. Ils quittent l’école sans avoir acquis les notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul et les compétences essentielles qui constituent la base de l’apprentissage la vie durant" (UNICEF, 1999, 2002). <br />
Ce phénomène de l’abandon scolaire est observable dans tous les pays du monde et particulièrement dans les pays en voie de développement. Des statistiques montrent que dans les pays en voie de développement, l’effectif des élèves au niveau de l’enseignement élémentaire est passé de 216,9 millions en 1960 à 477,6 millions en 1977 puis à 505,3 millions  en 1990 (Sema, 1990). Dans le cas africain, l’accroissement du taux d’inscription a été particulièrement rapide. De 1960 en 1987, le nombre d’élèves de l’enseignement élémentaire a quadruplé, passant de 18,9 millions en 1987 à 88 millions en 1990 (Sema, 1990).<br />
<br />
	Cependant, il a été constaté une incohérence entre ces taux élevés de scolarisation et les succès scolaires, d’autant plus que bon nombre de ces scolarisés abandonnent les études à mi-parcours. <br />
Cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire est presque constatée partout en Afrique surtout dans les pays au sud du Sahara tels le Bénin, le Sénégal, la Côte-D’ivoire, Le Niger, Le Nigeria, la Guinée, etc.<br />
Chaque année, selon le Thankoy (1972), sur 1000 élèves filles inscrits au primaire au Cameroun, 173 seulement obtiennent le certificat d’étude primaire. Sur ces 173 admis au C.E.P, 90 continuent au secondaire et moins de 40 obtiennent le brevet d’étude premier cycle (B.E.P.C). Une fois au lycée, sur les 40 brevetées, 29 passent en classe de secondaire et seulement 11 obtiennent le baccalauréat.  <br />
<br />
D’après l’UNESCO (1998),  Environ 75 millions de filles dans le monde ne vont pas à l’école, soit les deux tiers des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. Mais l’accès à l’éducation n’est pas le seul problème rencontré par les filles : lorsqu’elles peuvent fréquenter l’école, s’ajoutent les dimensions de la rétention et l’écart de réussite avec les garçons.<br />
<br />
Lockheed et Verspoor (1990, p. 149), après avoir conduit une étude sur l’efficacité de l’enseignement primaire dans 15 pays en développement, concluent que si de nombreux pays en développement ont atteint des taux d’inscription bruts élevés, les taux d’achèvement des études et l’acquisition des connaissances demeurent faibles, ce qui montre que leur efficacité interne demeure relativement faible.<br />
Outre cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire, il y a que du point de vue genre, l’analphabétisme bat son plein dans les pays au sud du Sahara (UNESCO, 1998). L’annuaire statistique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (U.N.I.C.E.F) (1992), montre que près de 2/5 des enfants non scolarisés sont des filles.<br />
Il en est de même pour le cas guinéen. C’est suite justement à ce constat d’insuccès que diverses mesures ont été prises par le gouvernement  à travers les programmes  PASE I et II. Ces programmes avaient pour objectif de faire la promotion de l’enseignement en général et d’éliminer les disparités de genre et de résidence (rurale et urbaine) d’une part ; et de maintenir les élèves dans le cursus scolaire d’autre part.<br />
<br />
Malgré la détermination du gouvernement guinéen d’amorcer le développement du pays par le biais de l’éducation, des problèmes persistent toujours. Au nombre de ceux-ci, figurent en bonne place le redoublement et la déperdition  scolaires des filles en milieu rural.<br />
<br />
Selon les archives du service de statistique et de planification du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Éducation civique (2003), le taux de redoublement des élèves filles serait très élevé en milieu rural et varierait d’une région à une autre. Cette variation est surtout remarquable au niveau du secondaire. En 2000-2001, le pourcentage des élèves redoublants était 25,5 % dans la région de Boké ; 20,9 % dans la région de Faranah ; 20,6 % dans la région de Kankan ; 19,8 % dans la région de Kindia ; 19,00 % dans la région de Labé ; 18,5 % dans la région de Mamou et 18,1 % dans la région de N’Zérékoré.<br />
<br />
Pourtant, des efforts considérables ont été déployés par certaines ONG et Institutions de la place dans les zones rurales afin d’encourager les filles à l’école. Par exemple, en zone forestière, celles qui sont admises aux différents examens nationaux ont droit à une bourse d’encouragement de la part des ONG de la place. <br />
<br />
Dans une de nos études que nous avons faites sur le genre de thème à Gbangbadou sous-préfecture de (Kouyaté, 2007), il nous a été révélé ce qui suit : <br />
<br />
 Nous avons une  ONG ici qui prend les filles en charge, en leur octroyant des bourses d’études. Cette ONG participa à la diminution du  taux de chômage chez les enfants et quand cela est, les enfants ont l’amour de fréquenter l’école  et d’étudier. Cela peut diminuer les taux de redoublement tout en stimulant le courage chez les enfants. Par exemple l’ONG PLAN-Guinée donne des primes d’encouragement aux filles qui réussissent à leurs examens d’entrée en 7ème tout comme le brevet, cela aussi encourage les filles à tenir bien à l’école.<br />
<br />
Malgré tout, les problèmes persistent.<br />
<br />
Dès lors, il y a lieu de se poser la question de savoir : quels sont les facteurs explicatifs de la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux de Guinée ?<br />
<br />
Ainsi, il a été compris que la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens en général dépendrait d’une part de l’influence des traditions culturelles de notre pays (mariage précoce, grossesses non désirées, polygamie, divorce des parents, analphabétisme des parents, travaux ménagers des filles avant et après l’école…) qui accordent plus d’importance à la vie sociale qu’aux études des filles ; d’autre part aux faiblesses liées à l’école guinéenne, elle-même (grande distance entre les écoles et les habitations des élèves, manque de professeurs dans certaines disciplines, corvées privées auxquelles les filles seraient censées être commises par les maîtres tant à l’école qu’en dehors de l’école, ...)<br />
<br />
Mais que signifient les termes : déperdition scolaire  et  milieu rural?<br />
Le concept de déperdition scolaire désigne un phénomène complexe sur lequel les spécialistes de la question sont loin de s’entendre. Pauli et Brimer (1971), dans un ouvrage rédigé pour le compte de l’UNESCO - BIE, et intitulé la déperdition, un problème mondial, définissaient ce phénomène comme le résultat de la combinaison de deux facteurs :<br />
«1) L’abandon prématuré qui se produit lorsqu’un élève interrompt ses études avant de terminer la dernière année d’études primaires ou de base ;<br />
2) le redoublement qui fait qu’un élève reste dans la même classe deux, trois et parfois quatre ans de suite, pour n’avoir pas atteint le niveau de maîtrise exigé des contenus, connaissances et activités du programme d’études ou pour d’autres raisons, empêchant à tout le moins d’autres enfants de s’inscrire dans les écoles déjà insuffisantes» (pp. 9-10).<br />
Il ressort de cette définition que l’abandon prématuré d’un cycle d’étude et le redoublement de classe constituent les deux dimensions de la déperdition scolaire.<br />
Dans le Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Gilbert De Landsheere (1979) définit la déperdition d’effectifs scolaires comme la «différence entre le nombre d’étudiants au début et à la fin d’un cours, d’une année ou d’un cycle d’études» (p. 201). Cette définition, bien qu’elle apporte des éléments nouveaux, reste aussi incomplète puisqu’elle ne tient pas compte des redoublements.<br />
En définitive, on peut dire que dans le contexte d’un système d’enseignement, la déperdition scolaire désigne la diminution des effectifs d’une cohorte d’élèves, diminution due surtout aux redoublements, aux abandons ou aux décès. La définition dans laquelle nous allons nous inscrire est celle qui admet que la déperdition scolaire est une diminution des effectifs d’un niveau d’étude à un autre, d’une année à une autre; diminution qui résulterait essentiellement de la combinaison des abandons et des redoublements. <br />
Quant au milieu rural, il englobe l'ensemble de la population, du territoire et des autres ressources des campagnes, c'est-à-dire des zones situées en dehors des grands centres urbanisés (Source : OCDE et Conseil de l'Europe, 2001). <br />
Il constitue le lieu de production d'une grande partie des denrées et des matières premières. Essentiellement agricole et sylvicole antérieurement, il est en voie de transformation et assure de plus en plus des fonctions de détente, de loisirs, de dépaysement et de vie alternative, notamment pour les habitants des grands centres urbains (OCDE et Conseil de l'Europe, 2001).<br />
Il pourrait être défini comme un territoire villageois comprenant une population de taille modeste vivant essentiellement des fruits du secteur primaire comme l’agriculture, l’élevage, la chasse, l’artisanat. Population qui serait moulée dans une culture de type traditionnel. Cette culture apparaissant comme étant le régulateur de la vie sociale.<br />
Par ailleurs, lors d’une étude que nous avons faite sur le même type de thème mais dans le cas spécifique de la sous-préfecture de Gbangbadou (Kouyaté, 2007), il a été fait un constat inquiétant selon lequel les parents d’élèves dans les milieux ruraux se trouveraient dans une méconnaissance totale de ce qu’il faudrait faire pour la réussite scolaire de leurs filles car, selon eux, la satisfaction des besoins alimentaires suffirait pour soutenir les études de leurs filles.<br />
<br />
Cette conception de soutien des études par l’octroi de vivres n’est pas isolée, car elle s’inscrit dans les représentations collectives en milieu  rural guinéen de la manière de soutenir son enfant. Ainsi, la crise, si c’en est une, est une crise de société globale qui tarde à intégrer les valeurs modernes de raisonnement dans ses logiques de vie quotidienne. Cette crise donc trouve comme terreau fertile, la pauvreté généralisée dans les milieux ruraux.<br />
<br />
Pourtant, l’opinion internationale, notamment les Nations Unies (2003) pensent que « l’éducation des jeunes filles a la capacité de transformer le monde. Il est universellement reconnu que l’éducation des jeunes filles constitue un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté. Pour s’assurer de satisfaire les besoins essentiels des sociétés, les écoles doivent être remplies de filles autant que de garçons. »  <br />
<br />
Enfin, en nous inspirant des constats personnels et des résultats des différentes études menées sur le redoublement et l’abandon scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens, nous proposons d’abord à l’État de permettre aux populations rurales d’obtenir des assistances matérielles destinées au soutien des filles à l’école. De mettre sur pied un programme national de soutien des filles à l’école. D’encourager et de favoriser des accords de partenariat entre les collectivités rurales et les ONGs et Institutions Internationales qui évoluent dans les différentes collectivités rurales de Guinée et qui seraient sensées apporter un appui en faveur de l’éducation des filles. <br />
<br />
Aux collectivités rurales de Guinée, nous recommandons  de ne pas compter entièrement sur les aides extérieures. Que les autorités locales initient des synergies internes de prise en charge endogène d’initiatives allant dans le sens de la réussite des filles.<br />
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BIBLIOGRAPHIE :<br />
DE LANDSHEERE, G. (1979), Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Paris, PUF.<br />
KOUYATE, Mohamed, déperdition scolaire des filles en milieu rural cas de la sous-préfecture de Gbangbadou dans la préfecture de Kissidougou, Sociologie, Conakry, Université de Conakry, 2007.<br />
<br />
LOCKHEED, M. E. et VERSPOOR, A. M. (1990), Comment améliorer l’enseignement primaire dans les pays en développement : examen des stratégies possibles, Banque mondiale, Washington, D.C. 20433.<br />
<br />
M.E.P.U-E.C (2003/2004) Rapport mondial de suivi sur l’EPT, genre et éducation pour tous : le pari de l’égalité). <br />
<br />
M.E.P.U-E.C, annuaire statistique de l’enseignement primaire, Conakry, 2000-2001.<br />
OCDE et Conseil de l'Europe, rapport européen sur le développement rural, Belgique, 2001<br />
PAULI, L. et BRIMER, M.A. (1971), La déperdition scolaire, un problème mondial. Études et enquêtes d’éducation comparée, Paris-Genève, UNESCO-BIE.<br />
PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2003, Paris, Economica, 2003<br />
<br />
S.E.M.A, L’éducation en Afrique noire, SL, 1990<br />
<br />
Thankhoy, Unité et diversité des systèmes éducatifs, Vol II, N° 37, Paris, 1972.<br />
<br />
UNESCO, Rapport mondial sur l’éducation, "Faits et chiffres", Paris, 1998<br />
U.N.I.C.E.F, annuaire statistique sur l’enseignement des filles  en Guinée, Conakry, 1992.<br />
UNICEF, Les filles à l’école : changer la vie pour des générations, La situation des enfants dans le monde, 1999.<br />
UNICEF, Résumé officiel. La situation des enfants dans le monde 2002 : prendre l’initiative.  (2002).<br />
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					<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 13:10:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>La déperdition scolaire des filles en milieu rural guinéen</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/464725</link> 
                    <description><![CDATA[Le droit à l’éducation fait partie des droits humains fondamentaux proclamés il y a un demi-siècle dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à nouveau, en 1989, dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Pourtant, "plus de 150 millions d’enfants dans les pays en développement commencent leur scolarité, mais n’atteignent pas la cinquième année d’études. Ils quittent l’école sans avoir acquis les notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul et les compétences essentielles qui constituent la base de l’apprentissage la vie durant" (UNICEF, 1999, 2002). <br />
Ce phénomène de l’abandon scolaire est observable dans tous les pays du monde et particulièrement dans les pays en voie de développement. Des statistiques montrent que dans les pays en voie de développement, l’effectif des élèves au niveau de l’enseignement élémentaire est passé de 216,9 millions en 1960 à 477,6 millions en 1977 puis à 505,3 millions  en 1990 (Sema, 1990). Dans le cas africain, l’accroissement du taux d’inscription a été particulièrement rapide. De 1960 en 1987, le nombre d’élèves de l’enseignement élémentaire a quadruplé, passant de 18,9 millions en 1987 à 88 millions en 1990 (Sema, 1990).<br />
<br />
	Cependant, il a été constaté une incohérence entre ces taux élevés de scolarisation et les succès scolaires, d’autant plus que bon nombre de ces scolarisés abandonnent les études à mi-parcours. <br />
Cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire est presque constatée partout en Afrique surtout dans les pays au sud du Sahara tels le Bénin, le Sénégal, la Côte-D’ivoire, Le Niger, Le Nigeria, la Guinée, etc.<br />
Chaque année, selon le Thankoy (1972), sur 1000 élèves filles inscrits au primaire au Cameroun, 173 seulement obtiennent le certificat d’étude primaire. Sur ces 173 admis au C.E.P, 90 continuent au secondaire et moins de 40 obtiennent le brevet d’étude premier cycle (B.E.P.C). Une fois au lycée, sur les 40 brevetées, 29 passent en classe de secondaire et seulement 11 obtiennent le baccalauréat.  <br />
<br />
D’après l’UNESCO (1998),  Environ 75 millions de filles dans le monde ne vont pas à l’école, soit les deux tiers des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. Mais l’accès à l’éducation n’est pas le seul problème rencontré par les filles : lorsqu’elles peuvent fréquenter l’école, s’ajoutent les dimensions de la rétention et l’écart de réussite avec les garçons.<br />
<br />
Lockheed et Verspoor (1990, p. 149), après avoir conduit une étude sur l’efficacité de l’enseignement primaire dans 15 pays en développement, concluent que si de nombreux pays en développement ont atteint des taux d’inscription bruts élevés, les taux d’achèvement des études et l’acquisition des connaissances demeurent faibles, ce qui montre que leur efficacité interne demeure relativement faible.<br />
Outre cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire, il y a que du point de vue genre, l’analphabétisme bat son plein dans les pays au sud du Sahara (UNESCO, 1998). L’annuaire statistique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (U.N.I.C.E.F) (1992), montre que près de 2/5 des enfants non scolarisés sont des filles.<br />
Il en est de même pour le cas guinéen. C’est suite justement à ce constat d’insuccès que diverses mesures ont été prises par le gouvernement  à travers les programmes  PASE I et II. Ces programmes avaient pour objectif de faire la promotion de l’enseignement en général et d’éliminer les disparités de genre et de résidence (rurale et urbaine) d’une part ; et de maintenir les élèves dans le cursus scolaire d’autre part.<br />
<br />
Malgré la détermination du gouvernement guinéen d’amorcer le développement du pays par le biais de l’éducation, des problèmes persistent toujours. Au nombre de ceux-ci, figurent en bonne place le redoublement et la déperdition  scolaires des filles en milieu rural.<br />
<br />
Selon les archives du service de statistique et de planification du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Éducation civique (2003), le taux de redoublement des élèves filles serait très élevé en milieu rural et varierait d’une région à une autre. Cette variation est surtout remarquable au niveau du secondaire. En 2000-2001, le pourcentage des élèves redoublants était 25,5 % dans la région de Boké ; 20,9 % dans la région de Faranah ; 20,6 % dans la région de Kankan ; 19,8 % dans la région de Kindia ; 19,00 % dans la région de Labé ; 18,5 % dans la région de Mamou et 18,1 % dans la région de N’Zérékoré.<br />
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Pourtant, des efforts considérables ont été déployés par certaines ONG et Institutions de la place dans les zones rurales afin d’encourager les filles à l’école. Par exemple, en zone forestière, celles qui sont admises aux différents examens nationaux ont droit à une bourse d’encouragement de la part des ONG de la place. <br />
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Dans une de nos études que nous avons faites sur le genre de thème à Gbangbadou sous-préfecture de (Kouyaté, 2007), il nous a été révélé ce qui suit : <br />
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 Nous avons une  ONG ici qui prend les filles en charge, en leur octroyant des bourses d’études. Cette ONG participa à la diminution du  taux de chômage chez les enfants et quand cela est, les enfants ont l’amour de fréquenter l’école  et d’étudier. Cela peut diminuer les taux de redoublement tout en stimulant le courage chez les enfants. Par exemple l’ONG PLAN-Guinée donne des primes d’encouragement aux filles qui réussissent à leurs examens d’entrée en 7ème tout comme le brevet, cela aussi encourage les filles à tenir bien à l’école.<br />
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Malgré tout, les problèmes persistent.<br />
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Dès lors, il y a lieu de se poser la question de savoir : quels sont les facteurs explicatifs de la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux de Guinée ?<br />
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Ainsi, il a été compris que la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens en général dépendrait d’une part de l’influence des traditions culturelles de notre pays (mariage précoce, grossesses non désirées, polygamie, divorce des parents, analphabétisme des parents, travaux ménagers des filles avant et après l’école…) qui accordent plus d’importance à la vie sociale qu’aux études des filles ; d’autre part aux faiblesses liées à l’école guinéenne, elle-même (grande distance entre les écoles et les habitations des élèves, manque de professeurs dans certaines disciplines, corvées privées auxquelles les filles seraient censées être commises par les maîtres tant à l’école qu’en dehors de l’école, ...)<br />
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Mais que signifient les termes : déperdition scolaire  et  milieu rural?<br />
Le concept de déperdition scolaire désigne un phénomène complexe sur lequel les spécialistes de la question sont loin de s’entendre. Pauli et Brimer (1971), dans un ouvrage rédigé pour le compte de l’UNESCO - BIE, et intitulé la déperdition, un problème mondial, définissaient ce phénomène comme le résultat de la combinaison de deux facteurs :<br />
«1) L’abandon prématuré qui se produit lorsqu’un élève interrompt ses études avant de terminer la dernière année d’études primaires ou de base ;<br />
2) le redoublement qui fait qu’un élève reste dans la même classe deux, trois et parfois quatre ans de suite, pour n’avoir pas atteint le niveau de maîtrise exigé des contenus, connaissances et activités du programme d’études ou pour d’autres raisons, empêchant à tout le moins d’autres enfants de s’inscrire dans les écoles déjà insuffisantes» (pp. 9-10).<br />
Il ressort de cette définition que l’abandon prématuré d’un cycle d’étude et le redoublement de classe constituent les deux dimensions de la déperdition scolaire.<br />
Dans le Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Gilbert De Landsheere (1979) définit la déperdition d’effectifs scolaires comme la «différence entre le nombre d’étudiants au début et à la fin d’un cours, d’une année ou d’un cycle d’études» (p. 201). Cette définition, bien qu’elle apporte des éléments nouveaux, reste aussi incomplète puisqu’elle ne tient pas compte des redoublements.<br />
En définitive, on peut dire que dans le contexte d’un système d’enseignement, la déperdition scolaire désigne la diminution des effectifs d’une cohorte d’élèves, diminution due surtout aux redoublements, aux abandons ou aux décès. La définition dans laquelle nous allons nous inscrire est celle qui admet que la déperdition scolaire est une diminution des effectifs d’un niveau d’étude à un autre, d’une année à une autre; diminution qui résulterait essentiellement de la combinaison des abandons et des redoublements. <br />
Quant au milieu rural, il englobe l'ensemble de la population, du territoire et des autres ressources des campagnes, c'est-à-dire des zones situées en dehors des grands centres urbanisés (Source : OCDE et Conseil de l'Europe, 2001). <br />
Il constitue le lieu de production d'une grande partie des denrées et des matières premières. Essentiellement agricole et sylvicole antérieurement, il est en voie de transformation et assure de plus en plus des fonctions de détente, de loisirs, de dépaysement et de vie alternative, notamment pour les habitants des grands centres urbains (OCDE et Conseil de l'Europe, 2001).<br />
Il pourrait être défini comme un territoire villageois comprenant une population de taille modeste vivant essentiellement des fruits du secteur primaire comme l’agriculture, l’élevage, la chasse, l’artisanat. Population qui serait moulée dans une culture de type traditionnel. Cette culture apparaissant comme étant le régulateur de la vie sociale.<br />
Par ailleurs, lors d’une étude que nous avons faite sur le même type de thème mais dans le cas spécifique de la sous-préfecture de Gbangbadou (Kouyaté, 2007), il a été fait un constat inquiétant selon lequel les parents d’élèves dans les milieux ruraux se trouveraient dans une méconnaissance totale de ce qu’il faudrait faire pour la réussite scolaire de leurs filles car, selon eux, la satisfaction des besoins alimentaires suffirait pour soutenir les études de leurs filles.<br />
<br />
Cette conception de soutien des études par l’octroi de vivres n’est pas isolée, car elle s’inscrit dans les représentations collectives en milieu  rural guinéen de la manière de soutenir son enfant. Ainsi, la crise, si c’en est une, est une crise de société globale qui tarde à intégrer les valeurs modernes de raisonnement dans ses logiques de vie quotidienne. Cette crise donc trouve comme terreau fertile, la pauvreté généralisée dans les milieux ruraux.<br />
<br />
Pourtant, l’opinion internationale, notamment les Nations Unies (2003) pensent que « l’éducation des jeunes filles a la capacité de transformer le monde. Il est universellement reconnu que l’éducation des jeunes filles constitue un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté. Pour s’assurer de satisfaire les besoins essentiels des sociétés, les écoles doivent être remplies de filles autant que de garçons. »  <br />
<br />
Enfin, en nous inspirant des constats personnels et des résultats des différentes études menées sur le redoublement et l’abandon scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens, nous proposons d’abord à l’État de permettre aux populations rurales d’obtenir des assistances matérielles destinées au soutien des filles à l’école. De mettre sur pied un programme national de soutien des filles à l’école. D’encourager et de favoriser des accords de partenariat entre les collectivités rurales et les ONGs et Institutions Internationales qui évoluent dans les différentes collectivités rurales de Guinée et qui seraient sensées apporter un appui en faveur de l’éducation des filles. <br />
<br />
Aux collectivités rurales de Guinée, nous recommandons  de ne pas compter entièrement sur les aides extérieures. Que les autorités locales initient des synergies internes de prise en charge endogène d’initiatives allant dans le sens de la réussite des filles.<br />
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BIBLIOGRAPHIE :<br />
DE LANDSHEERE, G. (1979), Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Paris, PUF.<br />
KOUYATE, Mohamed, déperdition scolaire des filles en milieu rural cas de la sous-préfecture de Gbangbadou dans la préfecture de Kissidougou, Sociologie, Conakry, Université de Conakry, 2007.<br />
<br />
LOCKHEED, M. E. et VERSPOOR, A. M. (1990), Comment améliorer l’enseignement primaire dans les pays en développement : examen des stratégies possibles, Banque mondiale, Washington, D.C. 20433.<br />
<br />
M.E.P.U-E.C (2003/2004) Rapport mondial de suivi sur l’EPT, genre et éducation pour tous : le pari de l’égalité). <br />
<br />
M.E.P.U-E.C, annuaire statistique de l’enseignement primaire, Conakry, 2000-2001.<br />
OCDE et Conseil de l'Europe, rapport européen sur le développement rural, Belgique, 2001<br />
PAULI, L. et BRIMER, M.A. (1971), La déperdition scolaire, un problème mondial. Études et enquêtes d’éducation comparée, Paris-Genève, UNESCO-BIE.<br />
PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2003, Paris, Economica, 2003<br />
<br />
S.E.M.A, L’éducation en Afrique noire, SL, 1990<br />
<br />
Thankhoy, Unité et diversité des systèmes éducatifs, Vol II, N° 37, Paris, 1972.<br />
<br />
UNESCO, Rapport mondial sur l’éducation, "Faits et chiffres", Paris, 1998<br />
U.N.I.C.E.F, annuaire statistique sur l’enseignement des filles  en Guinée, Conakry, 1992.<br />
UNICEF, Les filles à l’école : changer la vie pour des générations, La situation des enfants dans le monde, 1999.<br />
UNICEF, Résumé officiel. La situation des enfants dans le monde 2002 : prendre l’initiative.  (2002).<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 13:04:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>La déperdition scolaire des filles en milieu rural guinéen</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/464727</link> 
                    <description><![CDATA[<br />
Le droit à l’éducation fait partie des droits humains fondamentaux proclamés il y a un demi-siècle dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et à nouveau, en 1989, dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant. Pourtant, "plus de 150 millions d’enfants dans les pays en développement commencent leur scolarité, mais n’atteignent pas la cinquième année d’études. Ils quittent l’école sans avoir acquis les notions élémentaires de lecture, d’écriture et de calcul et les compétences essentielles qui constituent la base de l’apprentissage la vie durant" (UNICEF, 1999, 2002). <br />
Ce phénomène de l’abandon scolaire est observable dans tous les pays du monde et particulièrement dans les pays en voie de développement. Des statistiques montrent que dans les pays en voie de développement, l’effectif des élèves au niveau de l’enseignement élémentaire est passé de 216,9 millions en 1960 à 477,6 millions en 1977 puis à 505,3 millions  en 1990 (Sema, 1990). Dans le cas africain, l’accroissement du taux d’inscription a été particulièrement rapide. De 1960 en 1987, le nombre d’élèves de l’enseignement élémentaire a quadruplé, passant de 18,9 millions en 1987 à 88 millions en 1990 (Sema, 1990).<br />
<br />
	Cependant, il a été constaté une incohérence entre ces taux élevés de scolarisation et les succès scolaires, d’autant plus que bon nombre de ces scolarisés abandonnent les études à mi-parcours. <br />
Cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire est presque constatée partout en Afrique surtout dans les pays au sud du Sahara tels le Bénin, le Sénégal, la Côte-D’ivoire, Le Niger, Le Nigeria, la Guinée, etc.<br />
Chaque année, selon le Thankoy (1972), sur 1000 élèves filles inscrits au primaire au Cameroun, 173 seulement obtiennent le certificat d’étude primaire. Sur ces 173 admis au C.E.P, 90 continuent au secondaire et moins de 40 obtiennent le brevet d’étude premier cycle (B.E.P.C). Une fois au lycée, sur les 40 brevetées, 29 passent en classe de secondaire et seulement 11 obtiennent le baccalauréat.  <br />
<br />
D’après l’UNESCO (1998),  Environ 75 millions de filles dans le monde ne vont pas à l’école, soit les deux tiers des enfants qui n’ont pas accès à l’éducation. Mais l’accès à l’éducation n’est pas le seul problème rencontré par les filles : lorsqu’elles peuvent fréquenter l’école, s’ajoutent les dimensions de la rétention et l’écart de réussite avec les garçons.<br />
<br />
Lockheed et Verspoor (1990, p. 149), après avoir conduit une étude sur l’efficacité de l’enseignement primaire dans 15 pays en développement, concluent que si de nombreux pays en développement ont atteint des taux d’inscription bruts élevés, les taux d’achèvement des études et l’acquisition des connaissances demeurent faibles, ce qui montre que leur efficacité interne demeure relativement faible.<br />
Outre cette difficulté de maintien des élèves dans le cursus scolaire, il y a que du point de vue genre, l’analphabétisme bat son plein dans les pays au sud du Sahara (UNESCO, 1998). L’annuaire statistique du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (U.N.I.C.E.F) (1992), montre que près de 2/5 des enfants non scolarisés sont des filles.<br />
Il en est de même pour le cas guinéen. C’est suite justement à ce constat d’insuccès que diverses mesures ont été prises par le gouvernement  à travers les programmes  PASE I et II. Ces programmes avaient pour objectif de faire la promotion de l’enseignement en général et d’éliminer les disparités de genre et de résidence (rurale et urbaine) d’une part ; et de maintenir les élèves dans le cursus scolaire d’autre part.<br />
<br />
Malgré la détermination du gouvernement guinéen d’amorcer le développement du pays par le biais de l’éducation, des problèmes persistent toujours. Au nombre de ceux-ci, figurent en bonne place le redoublement et la déperdition  scolaires des filles en milieu rural.<br />
<br />
Selon les archives du service de statistique et de planification du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Éducation civique (2003), le taux de redoublement des élèves filles serait très élevé en milieu rural et varierait d’une région à une autre. Cette variation est surtout remarquable au niveau du secondaire. En 2000-2001, le pourcentage des élèves redoublants était 25,5 % dans la région de Boké ; 20,9 % dans la région de Faranah ; 20,6 % dans la région de Kankan ; 19,8 % dans la région de Kindia ; 19,00 % dans la région de Labé ; 18,5 % dans la région de Mamou et 18,1 % dans la région de N’Zérékoré.<br />
<br />
Pourtant, des efforts considérables ont été déployés par certaines ONG et Institutions de la place dans les zones rurales afin d’encourager les filles à l’école. Par exemple, en zone forestière, celles qui sont admises aux différents examens nationaux ont droit à une bourse d’encouragement de la part des ONG de la place. <br />
<br />
Dans une de nos études que nous avons faites sur le genre de thème à Gbangbadou sous-préfecture de (Kouyaté, 2007), il nous a été révélé ce qui suit : <br />
<br />
 Nous avons une  ONG ici qui prend les filles en charge, en leur octroyant des bourses d’études. Cette ONG participa à la diminution du  taux de chômage chez les enfants et quand cela est, les enfants ont l’amour de fréquenter l’école  et d’étudier. Cela peut diminuer les taux de redoublement tout en stimulant le courage chez les enfants. Par exemple l’ONG PLAN-Guinée donne des primes d’encouragement aux filles qui réussissent à leurs examens d’entrée en 7ème tout comme le brevet, cela aussi encourage les filles à tenir bien à l’école.<br />
<br />
Malgré tout, les problèmes persistent.<br />
<br />
Dès lors, il y a lieu de se poser la question de savoir : quels sont les facteurs explicatifs de la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux de Guinée ?<br />
<br />
Ainsi, il a été compris que la déperdition scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens en général dépendrait d’une part de l’influence des traditions culturelles de notre pays (mariage précoce, grossesses non désirées, polygamie, divorce des parents, analphabétisme des parents, travaux ménagers des filles avant et après l’école…) qui accordent plus d’importance à la vie sociale qu’aux études des filles ; d’autre part aux faiblesses liées à l’école guinéenne, elle-même (grande distance entre les écoles et les habitations des élèves, manque de professeurs dans certaines disciplines, corvées privées auxquelles les filles seraient censées être commises par les maîtres tant à l’école qu’en dehors de l’école, ...)<br />
<br />
Mais que signifient les termes : déperdition scolaire  et  milieu rural?<br />
Le concept de déperdition scolaire désigne un phénomène complexe sur lequel les spécialistes de la question sont loin de s’entendre. Pauli et Brimer (1971), dans un ouvrage rédigé pour le compte de l’UNESCO - BIE, et intitulé la déperdition, un problème mondial, définissaient ce phénomène comme le résultat de la combinaison de deux facteurs :<br />
«1) L’abandon prématuré qui se produit lorsqu’un élève interrompt ses études avant de terminer la dernière année d’études primaires ou de base ;<br />
2) le redoublement qui fait qu’un élève reste dans la même classe deux, trois et parfois quatre ans de suite, pour n’avoir pas atteint le niveau de maîtrise exigé des contenus, connaissances et activités du programme d’études ou pour d’autres raisons, empêchant à tout le moins d’autres enfants de s’inscrire dans les écoles déjà insuffisantes» (pp. 9-10).<br />
Il ressort de cette définition que l’abandon prématuré d’un cycle d’étude et le redoublement de classe constituent les deux dimensions de la déperdition scolaire.<br />
Dans le Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Gilbert De Landsheere (1979) définit la déperdition d’effectifs scolaires comme la «différence entre le nombre d’étudiants au début et à la fin d’un cours, d’une année ou d’un cycle d’études» (p. 201). Cette définition, bien qu’elle apporte des éléments nouveaux, reste aussi incomplète puisqu’elle ne tient pas compte des redoublements.<br />
En définitive, on peut dire que dans le contexte d’un système d’enseignement, la déperdition scolaire désigne la diminution des effectifs d’une cohorte d’élèves, diminution due surtout aux redoublements, aux abandons ou aux décès. La définition dans laquelle nous allons nous inscrire est celle qui admet que la déperdition scolaire est une diminution des effectifs d’un niveau d’étude à un autre, d’une année à une autre; diminution qui résulterait essentiellement de la combinaison des abandons et des redoublements. <br />
Quant au milieu rural, il englobe l'ensemble de la population, du territoire et des autres ressources des campagnes, c'est-à-dire des zones situées en dehors des grands centres urbanisés (Source : OCDE et Conseil de l'Europe, 2001). <br />
Il constitue le lieu de production d'une grande partie des denrées et des matières premières. Essentiellement agricole et sylvicole antérieurement, il est en voie de transformation et assure de plus en plus des fonctions de détente, de loisirs, de dépaysement et de vie alternative, notamment pour les habitants des grands centres urbains (OCDE et Conseil de l'Europe, 2001).<br />
Il pourrait être défini comme un territoire villageois comprenant une population de taille modeste vivant essentiellement des fruits du secteur primaire comme l’agriculture, l’élevage, la chasse, l’artisanat. Population qui serait moulée dans une culture de type traditionnel. Cette culture apparaissant comme étant le régulateur de la vie sociale.<br />
Par ailleurs, lors d’une étude que nous avons faite sur le même type de thème mais dans le cas spécifique de la sous-préfecture de Gbangbadou (Kouyaté, 2007), il a été fait un constat inquiétant selon lequel les parents d’élèves dans les milieux ruraux se trouveraient dans une méconnaissance totale de ce qu’il faudrait faire pour la réussite scolaire de leurs filles car, selon eux, la satisfaction des besoins alimentaires suffirait pour soutenir les études de leurs filles.<br />
<br />
Cette conception de soutien des études par l’octroi de vivres n’est pas isolée, car elle s’inscrit dans les représentations collectives en milieu  rural guinéen de la manière de soutenir son enfant. Ainsi, la crise, si c’en est une, est une crise de société globale qui tarde à intégrer les valeurs modernes de raisonnement dans ses logiques de vie quotidienne. Cette crise donc trouve comme terreau fertile, la pauvreté généralisée dans les milieux ruraux.<br />
<br />
Pourtant, l’opinion internationale, notamment les Nations Unies (2003) pensent que « l’éducation des jeunes filles a la capacité de transformer le monde. Il est universellement reconnu que l’éducation des jeunes filles constitue un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté. Pour s’assurer de satisfaire les besoins essentiels des sociétés, les écoles doivent être remplies de filles autant que de garçons. »  <br />
<br />
Enfin, en nous inspirant des constats personnels et des résultats des différentes études menées sur le redoublement et l’abandon scolaire des filles dans les milieux ruraux guinéens, nous proposons d’abord à l’État de permettre aux populations rurales d’obtenir des assistances matérielles destinées au soutien des filles à l’école. De mettre sur pied un programme national de soutien des filles à l’école. D’encourager et de favoriser des accords de partenariat entre les collectivités rurales et les ONGs et Institutions Internationales qui évoluent dans les différentes collectivités rurales de Guinée et qui seraient sensées apporter un appui en faveur de l’éducation des filles. <br />
<br />
Aux collectivités rurales de Guinée, nous recommandons  de ne pas compter entièrement sur les aides extérieures. Que les autorités locales initient des synergies internes de prise en charge endogène d’initiatives allant dans le sens de la réussite des filles.<br />
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BIBLIOGRAPHIE :<br />
DE LANDSHEERE, G. (1979), Dictionnaire de l’Évaluation et de la Recherche en Éducation, Paris, PUF.<br />
KOUYATE, Mohamed, déperdition scolaire des filles en milieu rural cas de la sous-préfecture de Gbangbadou dans la préfecture de Kissidougou, Sociologie, Conakry, Université de Conakry, 2007.<br />
<br />
LOCKHEED, M. E. et VERSPOOR, A. M. (1990), Comment améliorer l’enseignement primaire dans les pays en développement : examen des stratégies possibles, Banque mondiale, Washington, D.C. 20433.<br />
<br />
M.E.P.U-E.C (2003/2004) Rapport mondial de suivi sur l’EPT, genre et éducation pour tous : le pari de l’égalité). <br />
<br />
M.E.P.U-E.C, annuaire statistique de l’enseignement primaire, Conakry, 2000-2001.<br />
OCDE et Conseil de l'Europe, rapport européen sur le développement rural, Belgique, 2001<br />
PAULI, L. et BRIMER, M.A. (1971), La déperdition scolaire, un problème mondial. Études et enquêtes d’éducation comparée, Paris-Genève, UNESCO-BIE.<br />
PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2003, Paris, Economica, 2003<br />
<br />
S.E.M.A, L’éducation en Afrique noire, SL, 1990<br />
<br />
Thankhoy, Unité et diversité des systèmes éducatifs, Vol II, N° 37, Paris, 1972.<br />
<br />
UNESCO, Rapport mondial sur l’éducation, "Faits et chiffres", Paris, 1998<br />
U.N.I.C.E.F, annuaire statistique sur l’enseignement des filles  en Guinée, Conakry, 1992.<br />
UNICEF, Les filles à l’école : changer la vie pour des générations, La situation des enfants dans le monde, 1999.<br />
UNICEF, Résumé officiel. La situation des enfants dans le monde 2002 : prendre l’initiative.  (2002).<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 27 Aug 2008 13:04:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Pas de Blacks dans les bars pendant les J.O !</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/443347</link> 
                    <description><![CDATA[CHINE - 27 juillet 2008 - par SERGE-ALAIN GODONG <br />
<br />
À Pékin, le Bureau de la sécurité publique invite fermement les patrons de bar et autres établissements de nuit à s’abstenir de servir les Noirs, présentés comme des «fauteurs de troubles socialement indésirables». <br />
<br />
Étrange pour un pays qui a fait de l’Afrique l’un des pôles de sa stratégie de développement! <br />
<br />
Dans la perspective des jeux Olympiques, «des agents en civil sillonnent discrètement la ville pour les convaincre de signer un document par lequel ils s’engagent à faire respecter cette interdiction», raconte sous couvert d’anonymat le copropriétaire d’un bar «occidental». <br />
<br />
Les autorités locales ne font pas mystère de la volonté de lutter préventivement contre toutes les activités liées au sexe et au trafic de drogue. <br />
<br />
Depuis plusieurs mois, déjà, les Africains sont systématiquement interpellés par la police. Cette «chasse au faciès» a commencé dans le quartier de Sanlitun, où se concentrent la plupart des bars branchés, très fréquentés par les étrangers. <br />
<br />
Par crainte du «libertinage», la municipalité tente par ailleurs d’étendre à la danse et aux concerts le champ des activités prohibées. «Elles veulent contrôler tout ce que vont faire les étrangers pendant les Jeux», explique au South China Morning Post David Mitchell, un musicien de jazz résidant à Pékin.<br />
<br />
<br />
JEUNE AFRIQUE N°2481 du 27 juillet au 2 août 2008]]></description> 
					<pubDate>Thu, 31 Jul 2008 05:05:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>La mort de justesse</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/392291</link> 
                    <description><![CDATA[Chers amis du réseau,<br />
à l'heure où je poste ce billet de blogue; je suis connecté dans un cyber de la place car mon bureau qui me servait autrefois d'espace de connexion a été saccagé  et criblé de balles. <br />
Le CECIDE (Centre du Commerce International pour le Développement), l'ONG où je travaille en qualité de Coordinateur des Programmes; qui est contigue à la Compagnie Mobile d'Intervention et de Sécurité; principale scène de théâtre, a réçu la visite d'une horde de militaires drogués et saoulés jusqu'à la lie, qui sans sommation ont ouvert le feu sur nous en plusieurs raffales sporadiques. Conséquence, nos installations ont été reduites en bouillie , mais tenez bon car celà ne va pas nous empêcher d'aller de l'avant. Ne dit-on pas que la machine de l'histoire ne s'arrête et elle ne recule point non plus.<br />
Pour votre gouverne, il vous souviendra que dans l'une de mes interventions j'ai parlé des maux dont souffre notre pays, la Guinée. Alors à dire vrai , ces évènéments sont les conséauences directes de certains de ces maux.]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 08:08:00 EDT</pubDate> 
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                <item> 
                    <title>Coplan : menace réelle ou fictive pour le pouvoir de Conakry ?</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/392243</link> 
                    <description><![CDATA[Il y’a moins d’un mois, le nom Coplan évoquait tantôt le lointain souvenir d’un as de volant, héros d’un film plein de cascades, tantôt les prouesses à la télé, les jours de fête de l’Armée, d’un soldat écrasant un monticule de briques d’un coup de poing ou recevant des tonnes sur son corps, allongé sur des tessons de bouteilles…<br />
<br />
Mais depuis quelques jours, quel est le guinéen qui n’a pas entendu ou vu le sous-lieutenant Claude Pivi alias, Coplan,ou Grand Co ou encore Chef de village? <br />
<br />
Le soldat a même pris des galons entre-temps, au propre comme au figuré : Lui qui n’ était qu’un adjudant-chef est devenu un sous-lieutenant; il a mené une mutinerie qui a abouti à la satisfaction de la quasi-totalité de ses revendications ; il a été reçu par le Chef de l’Etat ; il continue de régner en maître absolu dans la plus grande garnison militaire de Conakry, où il a interdit aux officiers de porter leurs galons ;il reçoit en audience les sages et les imams de Gbessia « chez lui au Camp Alpha Yaya »,qu’il rassure qu’il y’aura désormais des patrouilles contre les tirs nocturnes ; il donne des interviews ; il se déplace avec des gardes de corps et trois camions bourrés de soldats, prêts à mourir pour le défendre ; il est écouté, craint et respecté. Et il le sait. Et, cela fait beaucoup pour un soldat ……<br />
<br />
Ce nouveau statut du soldat Pivi demeure une équation pour le pouvoir de Conakry, qui sait que sous d’autres cieux, d’autres sous-officiers ont franchi le Rubicon, avec diverses fortunes : Samuel K. Doe au Liberia, Yayah Jammeh en Gambie, le Sergent IB en Côte d’Ivoire etc.<br />
<br />
Même si Coplan s’en défend qu’il protègera toujours son « père », le Président Conté, celui-ci ne peut qu’en définitive s’inquiéter des comportements d'un «fils»aussi turbulent. Surtout quand il décide, à lui tout seul, de réprimer la grogne des policiers, et pire, de « dissoudre la police jusqu’à nouvel ordre », comme il l’a déclaré sur les ondes d’une radio hier mercredi.<br />
<br />
A Dieu ne plaise, le sous-lieutenant Pivi reste une grosse épine dans le pied du pouvoir. Car, à la différence des autres candidats supposés ou réels à la succession de Conté, il est le seul qui n’a d’autres limites que ….son bon vouloir. Mais pour combien de temps encore ?<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:59:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Après la prise de la CMIS, des familles voisines sont maintenant pillées par des militaires</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/392239</link> 
                    <description><![CDATA[Décidément, les habitants du quartier de la Camayenne n'en finissent pas avec leurs déboires pendant les évènements de ces derniers jours!<br />
<br />
Après les violentes scènes de guérilla urbaine que se sont livrées les militaires et policiers qui s'étaient retranchés dans leur base de la CMIS et qui aura tourné finalement à l'avantage des premiers, des familles situées dans le voisinage immédiat de cette compagnie de la police à la Camayenne ont assisté impuissantes, ce mercredi, à un pillage systématique de leurs concessions par des militaires.<br />
<br />
Ce matin aux environs de 9 heures, Guinéenews© a été témoin de ces actes de vandalisme et de pillage orchestrés par un groupe de militaires qui y étaient venus à bord d'un camion cargo et une pick-up bleue. <br />
<br />
Pendant le déroulement des opérations, la route qui mène à la CMIS est restée bloquée dans les deux sens à toute circulation par des éléments lourdement armés de kalachnikovs et même de lance roquette. En s'approchant plus près d'eux et lorsqu'on a voulu sympathiser avec un militaire qui assurait la couverture de ses amis par un' bonjour ! chef ', il nous a aussitôt lancé, d'un ton sec et dédaigneux : ' passer seulement, je n'ai pas besoin de trop de paroles. Parce que ces policiers et ces gens d'ici veulent nous minimiser...' Toute l'opération n'aura duré qu'une demi heure.<br />
<br />
Les militaires en rentrant dans les concessions avançaient le <br />
prétexte fallacieux selon lequel ces familles étaient des complices des policiers, ont soutenu certains témoins à Guinéenews©.<br />
<br />
Comme vous pouvez le constater sur photos, des maisons ont été littéralement mises à sac. Des matelas, des meubles, de l'argent liquide, des téléviseurs, des climatiseurs, frigos et autres appareils électroménagers ont été emportés. Dans la belle famille de KPC, deux climatiseurs ont été arrachés et emportés de même que des matelas en ressort. <br />
<br />
Il convient de rappeler que KPC, le PDG de la société Gui-Co-Pres a perdu un de ses grands frères à la suite des attaques d'hier contre la CMIS. Benoit Camara, c'est son nom. Il était calfeutré dans son salon de coiffure, situé non loin de la CMIS lorsqu'une balle perdue l'a atteint. Selon nos témoignages, il en est mort sur le coup. Son enterrement est d'ailleurs prévu pour ce jeudi. <br />
<br />
Au départ des militaires, les victimes qui ont vécu ces abus militaires essayaient de rentrer en contact avec les autres membres de la famille. Tout de suite sur place, les badauds, les habitants qui craignaient d'être les prochaines cibles ainsi que les victimes ont laissé éclater une colère noire contre les militaires pilleurs. <br />
<br />
Entre faire le sit-in devant la résidence du PM, Dr. Ahmed Tidiane Souaré qui se trouve à quelques encablures pour protester contre leur sort et aller faire des déclarations de protestation sur les ondes de radios privées, les victimes ne savaient pas quoi choisir pour faire entendre leur ras bol total.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:57:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>La chasse aux policiers continue à Conakry</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/392237</link> 
                    <description><![CDATA[Depuis mardi 17 juin 2008 une opération de ratissage lancée par les autorités militaires du pays contre les policiers insurgés continue de se faire entendre.<br />
<br />
Mis en déroute dans leur base de CMIS au Cameroun depuis hier 17 juin, les agents insurgés de la police guinéenne sont encore obligés, ce 18 juin 2008, de rester en cachette. Cette grande opération de ratissage est actuellement menée par les soldats de l’armée, ceux-là même, il y a deux semaines, qui avaient mis la population, lors de leur revendication, dans une angoisse totale. Cette poursuite musclée qu’ils mènent - des cas de vols de portables et d’argent sur des civils sont signalés - à la recherche des policiers les a permis de mettre la main sur plusieurs d’entre ces derniers dans la nuit du 17 au 18 juin 2008. <br />
<br />
Des jeunes recrues, mêlés ou pas à la mutinerie, en passant par des éléments des antigangs et autres inspecteurs.....personne parmi les policiers ne semble être épargnée par cette chasse aux sorcières.<br />
<br />
En haute banlieue tout comme à Kaloum, une fouille systématique des maisons sont organisées, de gré ou de force, par les militaires qui recherchent jusque sous les lits des policiers pour les dénicher.<br />
<br />
Le camp de Koundara, près de la Radio Télévision Nationale, ou la plupart des insurgés mis aux arrêts sont conduits manu-militari est plein d’agents de police. Selon les informations recueillies auprès des habitants de Boulbinet, plusieurs camions remplis d’agents de police ont été vus hier franchir le portail du camp Koundara. Et dire que d’incessants cris des policiers qui parvenaient même dans la cour de la RTG, il y a lieu de s’inquiéter sur leur sort dans ce camp. <br />
<br />
Caractérisée par des traitements inhumains qui contrastent carrément avec le respect des droits de l’homme - cette section au ministère guinéen de la Justice vient de disparaitre lors de la dernière restructuration de l’administration. L’opération va sans nul doute créer un grand fossé entre les éléments d’une même armée nationale. Ce, par la faute des dirigeants.<br />
<br />
Il faut rappeler qu’hier les locaux de la CMIS, de l’office antidrogue de Coléah, le commissariat de Matam et de Matoto ont été pillés. Des camions militaires ont été remplis des objets volés (matelas, téléviseurs, motos, climatiseurs etc. ]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:55:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Grognes des policiers : Après l’ordre social rétabli par ‘’Coplan’’, les gendarmes s’activent à réguler la circulation…</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/392233</link> 
                    <description><![CDATA[Un calme précaire plane actuellement sur Conakry. En tout cas de tirs ont cessé en banlieue. Cela a été possible grâce au ratissage entrepris depuis ce matin par Claude Pivi (Coplan) et son contingent. Mais aussi par les gendarmes (sur la photo) qui s’activent actuellement à réguler la circulation dans toutes les artères.<br />
<br />
Interrogé par Guinéenews© le sergent chef D.B. assure qu’ils (les gendarmes) seront présents toute la journée pour maintenir le service minimum sur les routes. « On cherche surtout à éviter que les malfrats s’arrogent du carrefour de Matoto. Notre absence laissera cours à toutes les bassesses habituellement présentes dans ce carrefour », a t-il indiqué à Guinéenews©.<br />
<br />
Prenant place même dans les bus récemment envoyés par Kouyaté, les gendarmes se veulent omniprésents pour assurer dit-on la quiétude sociale. ‘’Cravache’’ en main ils n’hésitent pas à ‘’discipliner’’ les automobilistes récalcitrants qui se réjouissent le plus souvent de l’absence des policiers. Et cela pour combien de temps ? <br />
<br />
A suivre…<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:53:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Affrontements entre militaires et policiers : Des morts et blessés de part et d'autres, les bureaux totalement pillés...</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/392231</link> 
                    <description><![CDATA[La résistance des policiers a été longue et meurtrière, a confié un policier .<br />
<br />
Selon des sources policières (des agents de police qui ont pris part aux affrontements) la prise de leur base aurait coûté provisoirement la vie à deux policiers et à un civil et fait plus d'une dizaine de blessés dans leur rang. <br />
<br />
La même source qui se trouve en ces moments barricadée dans l'une des chambres de l'étage de la CMIS en compagnie d'une poignée de camarades, nous rapporte que les militaires auront emporté tout ce qu'ils pouvaient emporté, bureautiques, engins roulants (motos, voitures), armes, des matelats-mousse, des réserves de carburants, etc...<br />
<br />
Du côté de la direction nationale de la police à Coléah, un sous-lieutenant qui a requis l'anonymat nous a indiqué qu'ils ont enrégistré dans leur rang la mort de deux policiers lors des échanges de rafales entre les militaires et des policiers qui y montaient la garde.<br />
<br />
A en croire toujours notre source terrée dans l'un des bureaux barricadés de la CMIS, les militaires commencent à se retirer progressivement et l'intensité des tirs s'estompent considérablement constate-t-il à Guinéenews. ''Nous essayons de d'appeler en ce moment les ambulances pour venir secourir nos amis qui gisent dans leur sang'', nous précise notre témoin qui articulait à peine ses mots.<br />
<br />
Pour le moment, dans le rang des militaires, même si les policiers affirment avoir fait des victimes miliaires pendant l'attaque de leur base, il est impossible pour Guinéenews d'avancer un quelconque chiffre ou une quelconque statistique fiable. <br />
<br />
Toutefois, notre reporter a assisté personnellement au passage des camions militaires transportant des butins de guerre au niveau de l'entrée du camp Boiro où ils étaient venus faire la parade des biens rétorqués à la CMIS. Ils se réjouissaient de leur ''victoire'' par des tirs en l'air (voir photo). De notre constat à distance à partir de la route de Cameroun, quelques militaires encerclaient encore la CMIS.<br />
<br />
La plupart des policiers, selon des riverains de la CMIS, ont pu prendre la poudre d'escampette en filant des tenues civiles avant que les militaires n'aient pu totalement assiéger leur QG. <br />
<br />
Présentement, les militaires se livrent à une véritable chasse aux policiers par des fouilles dans les véhicules en circulation.<br />
<br />
A Kaloum, la circulation est rétablie malgré que quelques commerces ont baissé les rideaux ainsi que certains bureaux de l'administration publique.<br />
<br />
Aux dernières nouvelles, les policiers du Commissariat de Bonfi auraient laissé évader tous les détenus qu'ils avaient en charge de garder hors d'état de nuire.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:48:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Grève des policiers en Guinée : Claude Pivi alias Coplan et son contingent à la « chasse » des policiers grévistes dans la capitale</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/392227</link> 
                    <description><![CDATA[Ce mardi matin vers 8 heures et demi, une cinquantaine de militaires commandée par le désormais sous-lieutenant Claude Pivi alias ‘’Coplan’’, le porte parole des mutins de Camp Alpha Yaya, a fait une descente musclée au commissariat central de Matoto (sur la photo), en banlieue de Conakry a constaté Guinéenews© sur place.<br />
<br />
Excédé, dit-on par des tirs à l’arme automatique, perpétrés par les policiers pendant toute nuit du lundi à mardi dans la commune de Matoto, Coplan aurait décidé d’entreprendre le ratissage et l’arrestation de tous les policiers qui auront semé le trouble dans l’ordre social. <br />
<br />
« Depuis qu’ils ont appris la nouvelle de l’arrivée de Coplan, tous les policiers se sont fondus en tenues civiles » nous glisse ironiquement sergent chef M .D, un élément de la promotion 2002 de la BAC (Brigade Anti Criminalité). <br />
<br />
Cependant, ce mardi matin, il est impossible de rencontrer un policier dans la ‘’circulation’’. « Et de nombreux éléments, vêtus encore en tenue du commissariat central de Matoto ont pris la tangente dès que Pivi et ses ‘’petits’’ ont amorcé leur attaque. Selon les témoignages des riverains du Commissariat, les policiers, surpris par cette descente de Coplan ont même laissé la liberté à certains prisonniers. <br />
<br />
Quant à l’inspecteur N.C, rencontré près du Commissariat central de Matoto, il affiche toute son amertume et minimise ce qu’il appelle ‘’les cinémas’’ de Coplan : « Ces actions menées par la force par Pivi sont loin d’être la solution ! Vous savez, la police est le seul corps en Guinée qui n’a pas connu de promotion depuis plus d’une décennie. Cela fait longtemps que les policiers n’ont pas connu de nouveaux grades. Actuellement, le ministère de Sécurité est rempli de bénévoles. Et nous qui sommes par exemple issus de la promotion du ministre Sampil (ex ministre de la Sécurité) sommes toujours dans la peine. Et récemment, vous avez constaté la révolte des bénévoles de la commune de Ratoma qui s’en sont pris au maire de Ratoma. C’est en vue d’intégration de tous ces éléments et la prise en compte de nos salaires qui nous a poussé à mener notre revendication sans pourtant intenter à l’ordre public » a-t-il affirmé à Guinéenews©.<br />
<br />
Par ailleurs, contrairement à la mutinerie des militaires de camps Alpha Yaya, ce matin l’atmosphère ambiant de la capitale ne présage aucun signe avant-coureur d’un désordre quelconque a constaté Guinéenews©. Seuls les magasiniers qui opèrent près du Commissariat de Matoto, apeurés ce matin par les tirs du groupe de Coplan et de certains policiers, ont fermé boutique.<br />
<br />
Dans la nuit du lundi 16 juin, des accrochages ont été signalés entre une horde de policiers et les gendarmes postés au PA du tarmac de l’aéroport Conakry Gbessia. « Les compagnies comme Air France ou Air Sénégal International qui ont sitôt flairé la monté d’adrénaline chez les policiers ont simplement annulé leur vol de ce lundi » indique à Guinéenews© un agent de la police aéroportuaire.<br />
<br />
Et comme le ridicule ne tue pas en Guinée, sur les lieux, le refrain social soutient que Pivi aurait laissé entendre que les policiers l’ont ‘’copié’’ dans son plan de revendication contre Lansana Conté. Et cela expliquerait sont va-tout actuel à étouffer leur grève.<br />
<br />
Au moment où nous mettons en ligne cette dépêche, la mort d’un militaire par un policier est signalée du côté de la commune de Matam. Cependant, nous n’avons pas pu vérifier cette nouvelle de source officielle ou indépendante. Comme pour dire que la réplique policière ne se fera pas attendre…<br />
<br />
A suivre...<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 07:42:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>le débarquement de Normandie</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/385217</link> 
                    <description><![CDATA[Si les Allemands avaient remporté la deuxieme Guerre Mondiale, à quoi ressemblerait le monde aujourd'hui?<br />
<br />
Par Sylvain Durand en France.<br />
<br />
C’est aux auditeurs de l’émission courrier mondial de Radio Canada International que la question fu posée.<br />
<br />
Voici la réponse que j’ai proposé:<br />
<br />
Je ne sais pas ce qui se serait passé si les nazis avaient remporté la victoire à l’issue de leur avanture mondiale de 39-45.<br />
<br />
Mais, leur folie - contre toute attente - a permis de pondérer (à défaut de la juguler) une autre folie autrement plus pernicieuse et plus dévastatrice: la domination de facto des "Aryens" qui ont conçu et mis en oeuvre divers projets de conquêtes et de destruction d'autres Peuples. <br />
<br />
Le Canada, les États Unis, le Brésil, l'Australie, la Nouvelle Zélande, ... ne sont autre chose que les conséquences de cette Avanture Humaine sans précédent.<br />
<br />
Après avoir vaincu (et anéanti pour la plupart) les populations autochtones des territoires cités plus haut, ces "Nazi" avant l'heure sont allés chercher "des bras valides" en Afrique pour les réduire en bêtes de somme pendant plus de quatre siècles.<br />
<br />
Quand ces bougres (esclaves et anciens esclaves venus des Amériques et, colonisés venus d'Afrique) - à qui on avait fait définitivement admettre la suprématie et "l'invulnérabilité" de "l'homme" comme dirait Malcolm X - ont vu, dans les tranchées, cet "homme" pleurer et "faire" dans son pantalon sous les bombes nazis, ils ont vite compris la duplicité. <br />
<br />
C'est donc de ces tranchées que sont nés les germes de la Liberté pour ces damnés de la Terre; qui, une fois retournés chez eux, ont allumé les feux des “indépendaces” pour les uns et de “l‘égalité” raciale pour les autres.<br />
<br />
Aujourd'hui encore, "l'homme" a du mal à reconnaître leur contribution à sa libération du joug nazi. <br />
<br />
Ainsi, on retrouve partout en Europe des cimétières, des livres, des archives sonores et visuelles et autres monuments en l'honneur des cousins Étasuniens, Canadiens, Australiens, ... tombés pour libérer la Patrie.<br />
<br />
Quant aux Africains, revenez le 30 Février prochain.<br />
<br />
Il a fallu attendre "Noirs dans les camps Nazis" de Serge BILÉ (1995), documentaire-témoignage boudé pendant 10 ans par les media non communautaires pour découvrir (en 2005) le grand sacrifice consenti par les Noirs dans cette tragédie humaine.<br />
<br />
Et, que dire de l'autre tragédie, de l'innommable: quand en Novembre 1944, l'Armée française n'avait eu autre réponse à donner aux revendications salariales des Tirailleurs Sénégalais (ce corps de combattants venus de tous les territoires de l'Afrique française) que d'ouvrir le feu sur eux, qui venaient de contribuer grandement à la libération de la France; c’était au désormais tristement célèbre camp de Thiaroye (Sénégal), où les malheureux étaient regroupés avant de regagner leurs territoires respectifs.<br />
<br />
Aujourd'hui encore, la France rechigne à payer pleinement leurs pensions et préfère les laisser s'éteindre dans la misère, loin de tout regard. <br />
<br />
Si Hitler avait remporté la guerre, auraient-ils eu pire sort?<br />
<br />
<br />
]]></description> 
					<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 07:43:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://kouyate.tigblog.org/post/385217</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>« Un militaire non éduqué est un criminel en puissance », Capitaine Thomas Sankara, ancien Président du Burkina Faso.</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/378875</link> 
                    <description><![CDATA[Depuis le vendredi dernier, les soldats guinéens se livrent à des actes de violence dont les conséquences les plus fatidiques n’ont été subies que par la population civile. Selon les sources médicales, le bilan fait état ce mardi 27 mai de 3 morts et 22 blessés. Cela uniquement chez des civils, dont le seul tort est et de se trouver sur la trajectoire d’une balle perdue d’un soldat en colère contre sa hiérarchie.<br />
<br />
Mais que peut véritablement la hiérarchie militaire contre des soldats révoltés ? Presque rien par la faute de certains officiers. En effet, la soldatesque actuelle- son comportement et ses dérives-, n’est que la résultante de la politique catastrophique de recrutement, depuis plusieurs décennies, qui n’a que peu- ou prou- tenu compte du casier judiciaire des postulants pour la Grande Muette :anciens repris de justice, bandits de grand chemin, et autres délinquants récidivistes se sont vus, au gré des affinités, parentés ou autres corruptions, devenir de « loyaux» militaires, par la faute d’officiers complaisants ou corrompus.<br />
<br />
Alors que l’on ne s’étonne pas des cas de vols dans les stations d’essence et dans les magasins en 2008, des viols et des pillages comme en mai 2007 ou plus loin en février 1996, car ils sont l’apanage de bidasses non, mal ou peu éduqués.<br />
<br />
Mais au-delà de ces agissements qui jettent de l’opprobre sur nos militaires, il est légitime de se s’interroger sur certains aspects historiques de notre Armée, qui peuvent expliquer, à posteriori, les dérives de certains éléments, sans pour autant les justifier.<br />
<br />
Dès le départ, il faut rappeler que notre armée n’a pas été une armée de libération, car créée bien après les indépendances. En outre, par un savant mélange, l’ancien président Sekou Touré avait réussi à ôter à l ‘Armée tous les aspects qui devaient faire sa fierté, en l’inféodant à la milice nationale, dont elle n’était finalement que l’appendice.<br />
<br />
Hormis les succès anecdotiques contre les rebelles libériens et sierra léonais, le grand mérite de l’armée guinéenne reste la prise du pouvoir en 1984.Et encore ! Car il ne s’agissait que d’une simple occupation de fauteuils vides. Mieux-ou pire-, toutes les fois que l’armée guinéenne devait répondre au rendez de l’Histoire pour sauver son peuple, elle était absente : 1977, lors de la grande manifestation des femmes contre la police économique ; 2007, grève générale des travailleurs pendant 45 jours etc. <br />
<br />
En revanche, elle a toujours revendiqué ou protesté in petto pour ses intérêts égoïstes : Bulletins rouges, sacs de riz à 18 000 fg, augmentation exponentielle de solde etc. <br />
<br />
Merci Armée de Guinée, merci Armée républicaine !<br />
]]></description> 
					<pubDate>Tue, 27 May 2008 08:10:00 EDT</pubDate> 
					<guid isPermaLink="true">http://kouyate.tigblog.org/post/378875</guid>
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Un gouvernement de consensus, formé de cadres intègres; non mais pour qui on nous prend?</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/365577</link> 
                    <description><![CDATA[pourquoi vouloir du changement quand il n'est pas possible, du moins pendant ce temps? <br />
Voilà, la triste réalité de mon pays, la Guinée. Pendant les remous sociaux que ma nation a connu durant les mois de janvier et février, pendant lesquels, plus de "187" personnes ont trouvé la mort et plus d'un millier de blessés; le peuple de Guinée a demandé à l'unisson un gouvernement de consensus qui soit formé de technocrates.<br />
Hélas, ces personnes qui étaient sensées être des pompiers de ma nation, se sont révélées des piromanes, des incendiaires doublées de budgétivores à l'image de Ahmed KANTE, Ministre des Mines de ce "Gouvernement formé de cadres intègres" ; les lignes ci-dessous vous en diront long, bonne lecture:<br />
<br />
© Guinéenews vous livre ci-dessous la lettre ouverte adressée à Ahmed Kanté, ministre des Mines et de la Géologie, par les cadres de son département. <br />
<br />
A noter que cette lettre, envoyée depuis le 25 février 2008, n'a reçu comme réponse qu'une conférence de presse du ministre des Mines dénonçant "un complot contre la Guinée" <br />
<br />
Quant aux autorités destinataires en copie de la lettre, elles ont gardé le mutisme le plus total à ce jour, évitant de répondre aux auteurs ou de faire le moindre commentaire.<br />
<br />
Ce sont : le président de la République, le président de l’Assemblée nationale, le président du Conseil Economique et Social, le Premier ministre et le ministre du Contrôle Economique de l’Ethique et de la Transparence.<br />
<br />
A l'heure où l'on parle de bonne gouvernance, d'éthique et de transparence dans la gestion après les évènements sanglants qui ont secoué notre pays en janvier et février 2007 suivis de la mise en place d'un gouvernenent censé améliorer la vie des populations, il est regrettable qu'une initiative émanant de cadres dénonçant des irrégularités manifestes d'un ministre chargé d'un domaine aussi stratégique pour le pays que celui des Mines, reste sans suite auprès des instances dirigeantes. Surtout que cette initiative louable, une première dans l'histoire du pays, a été menée dans le strict respect des normes légales...<br />
<br />
LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MINISTRE DES MINES ET DE LA GEOLOGIE<br />
<br />
Monsieur le Ministre, en nous fondant sur les principes que vous avez-vous – même énoncé dans ce département lors de votre prise de service, principes selon lesquels les cadres doivent manifester leur désaccord par écrit lorsqu’ils constatent que les attitudes du Ministre sont contraires à l’intérêt de l’Etat, que nous nous permettons de produire un tel document soutenu par l’ensemble des cadres du cabinet et des directions nationales.<br />
<br />
C’est du reste une modalité de l’obligation légale de dénonciation des infractions qui, selon l’article 73 du Code de Procédure Pénale, incombe à toute autorité constituée ou à tout fonctionnaire de l’administration guinéenne.<br />
<br />
En effet, après un an d’exercice et d’une nouvelle gouvernance en République de Guinée, il est tout à fait opportun de jeter un regard sur la situation réelle du Ministère des Mines et de la Géologie. Face au profond désir de changement exprimé tout azimut, force est de constater que pour votre département on a plutôt assisté à une redite du passé si ce n’est une absence notoire de performance eu égard aux moyens dont vous disposez.<br />
<br />
Parmi les aspects succinctement analysés nous nous sommes focalisés sur ce qui suit, cette liste n’étant pas limitative.<br />
<br />
I- GESTION ADMINISTRATIVE : <br />
<br />
La gestion administrative du département a eu incontestablement pour fondement un volontarisme qui a contourné toutes les procédures consacrées par les textes administratifs en vigueur. Elle privilégie le traitement des dossiers en dehors des structures réglementaires désignées à cet effet et l’utilisation d’un cabinet parallèle composé de personnes qui n’appartiennent pas aux structures du département. <br />
<br />
Ces personnes sans disposer de titres légaux les nommant à des postes précis n’ont pas nécessairement toute la compétence et l’expérience requise du secteur minier.<br />
<br />
On note par ailleurs le non fonctionnement de votre secrétariat particulier depuis mars 2007, le garde du corps agissant en lieu et place de ce service et des attachés de cabinet. <br />
<br />
Enfin, les réunions de cabinet et de directions qui permettent à tout Ministre d’examiner les dossiers importants et de prendre des décisions partagées ne sont plus tenues. <br />
<br />
1- La mise en place du Comité de Révision des Conventions et Accords Miniers (CIRCAM) : <br />
<br />
Ce comité a été composé sans faire référence aux capacités et à la qualité de ses membres, de sorte que les personnes les plus indiquées pour un tel travail qui exige de la compétence et de l’expérience ont été sciemment mises de coté. C’est le cas des membres titulaires du cabinet. <br />
<br />
Sans sous-estimer le travail fait par le comité instauré, il est certain que l’apport et l’expérience des personnes exclues auraient pu ressortir des résultats plus tangibles. Le fond n’étant pas de « casser » les conventions, mais plutôt d’améliorer les aspects contractuels que nous estimons être déséquilibrés. A cette allure, la révision des conventions va coûter cher financièrement et rencontrer la résistance fondée des investisseurs, compromettant à terme le développement des grands projets.<br />
<br />
2- Promotion du secteur minier : <br />
<br />
Vous avez affirmé dès votre arrivée Monsieur le Ministre que tous les investisseurs importants sont présents en Guinée et se bousculent au portillon, à cet égard selon vous, il n’y aurait plus aucune promotion à faire ; alors qu’au même moment des pays comme les USA, le Canada, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud et l’Australie, bien plus avancés que nous dans le domaine minier, font de la promotion de manière continuelle. <br />
<br />
C’est pour cette raison qu’à travers les contacts avec les investisseurs étrangers nous avons constaté de votre part : la discourtoisie, le retard ou le blocage des dossiers et titres miniers, enfin la démotivation des cadres, experts ainsi que vos proches collaborateurs chargés de ces dossiers. <br />
<br />
Par ailleurs, vous avez confisqué en votre seule possession tous les moyens financiers destinés à cette promotion et aux missions de recherches sur le terrain.<br />
<br />
3- Missions à l’extérieur : <br />
<br />
Les missions à l’extérieur qui se font dans le cadre des relations que le département entretient avec les sociétés minières s’exécutent en principe avec les personnes qui sont en charge des dossiers ou qui appartiennent à des comités techniques ou conseils d’administration des sociétés sous tutelle. <br />
<br />
Cette règle a été très souvent violée en 2007, du fait que les délégations ont été constituées par affinité. En principe les textes administratifs en vigueur accordent suffisamment d’autorité au Secrétaire général de décider de l’opportunité des missions et de leur composition. Ce qui n’a pas été du tout le cas au Ministère des mines.<br />
<br />
4- Tenue des Conseils d’administration : <br />
<br />
La tenue des conseils d’administration a été le plus souvent un échec pour l’exercice 2007. La plupart des conseils n’ayant abouti à aucun résultat, tant les règles de formes et de fond basés sur l’entente entre les parties ont été écartées. Par exemple chaque conseil de la CBG est suivi d’un conseil extraordinaire faute d’entente entre les parties, les incompréhensions venant le plus souvent du côté de la Guinée (propositions de Résolutions des conseils non examinés auparavant avec les partenaires). A cette date le budget 2008 de la CBG n’est pas encore approuvé par les instances institutionnelles...c’est une première.<br />
<br />
Par ailleurs, les actions guinéennes détenues par la Société Crew Gold Miniing sont séquestrées chez un Avocat parisien faute d’accord avec les partenaires. Ceci a pour conséquences le gel des avoirs guinéens d’une valeur allant de 10 à 15 millions de dollars, de même que la perte de jouissance des actions en termes de dividendes tant à la SMD qu’à la Crew Gold Miniing. <br />
<br />
5- Signature des actes de renouvellement : <br />
<br />
Le renouvellement des permis et autorisations a connu un gel systématique au détriment des recettes que l’Etat doit tirer de ces actes qui permettent aux sociétés de continuer leurs activités minières. <br />
<br />
C’est le cas de la SEMAFO qui a du faire intervenir les plus hautes autorités du pays pour enfin lui signer son acte de renouvellement. Les conséquences de cette situation sont le ralentissement de l’activité de recherche minière et la baisse des revenus du secteur. <br />
<br />
Enfin, les listes minières de 2007 et 2008 qui vous ont été soumises pour approbation ne l’ont été pour certaines qu’en début 2008, faisant friser la rupture de stocks (synonyme de surcoût de production) à toutes les sociétés minières. <br />
<br />
II- GESTION FINANCIERE : <br />
<br />
6- Des primes de motivation et budgets des services financés par le FPDM : <br />
<br />
Les primes de motivation et les budgets de fonctionnement avaient été alloués aux services du département afin de pallier la faiblesse du budget national (moins de 400 millions par an pour tout le département) dont le décaissement a été presque impossible. Ces budgets ont été supprimés et les primes réduites ou retirées à certains. <br />
<br />
De même, le gel des dépenses de fonctionnement a conduit à l’arrêt de la fourniture des services Internet (12.000.000 GNF par an) depuis le mois de mars 2007 et à la détérioration du matériel informatique, bureautique et du matériel roulant qui ne bénéficient plus d’aucune maintenance. Au même moment, vous vous faites installer un service personnalisé d’Internet au mépris de vos collaborateurs. <br />
<br />
C’est pourquoi démotivation est la triste réalité du département des mines aujourd’hui. <br />
<br />
7- Contrôles des opérations financières et comptables : <br />
<br />
Il est très difficile aujourd’hui de parler de contrôle dans ce département car les missions proposées sont rarement acceptées et les frais et indemnités de mission accordés sont de nature à compromettre les résultats attendus.<br />
<br />
Cependant dès votre prise de fonction et suite à une mission auprès du Fonds Minier, des recommandations vous ont été faites en ce qui concerne la tenue d’une comptabilité, la confection d’un budget approprié, la nomination d’un comité de surveillance, les normes et procédures, la fixation des primes et autres avantages.<br />
<br />
De même, la commission financière de l’Assemblée Nationale, lors de sa session de septembre 2007 vous a fait les mêmes recommandations, malheureusement, rien n’en a été.<br />
<br />
Les pratiques dénoncées ont continué comme par le passé, aggravées par votre implication personnelle dans les achats publics effectués de gré à gré (le cas de l’achat des bus et la rénovation de la villa CBG). Paradoxalement, vous exigez un appel d’offres pour l’achat des équipements informatiques pour la gestion du cadastre minier.<br />
<br />
Peut on parler dans ce cas d’un changement ?<br />
<br />
L’analyse pertinente de l’exécution des dépenses du Fonds Minier pour l’exercice 2007 en dira long.<br />
<br />
<br />
I- PRESENTATION DES DEPENSES DE L’EXERCICE 2007 PAR RUBRIQUES (SOURCE RAPPORT ANNUEL FONDS MINIER) <br />
<br />
1- PRIMES DIVERSES : 792.595.249 GNF<br />
<br />
2- COMMUNICATION: 23.136.710 GNF<br />
<br />
3- CHARGES DES STRUCTURES : 1.724.884.000 GNF<br />
<br />
4- AUTRES CHARGES : 594.150.000 GNF<br />
<br />
5 - IMMOBILISATIONS : 137.794.750 GNF <br />
<br />
6 - VEHICULES : 615.711.382 GNF<br />
<br />
7 - RECEPTION DES HOTES : 404.000.000 GNF<br />
<br />
8- ENTRETIEN BATIMENTS : 165.500.000 GNF<br />
<br />
9- CELLULE ANAIM : 1.276.779.967 GNF<br />
<br />
TOTAL : 5.734.552.058 GNF<br />
<br />
DEPENSES NON COMPTABILISES : 601.569.610 GNF<br />
<br />
<br />
II - SITUATION FINANCIERE REELLE DU FONDS MINIER EXERCICE 2007 (SOURCE RELEVE BANCAIRE) <br />
<br />
• SOLDE AU 01 MARS 2007 253.123.845 GNF<br />
<br />
• RECETTES DU 01/ 03 AU 31 /12 2007 : 9.101.585.246 GNF<br />
<br />
• TOTAL DES RECETTES : 9.354.709.091 GNF<br />
<br />
• DEPENSES DU 01/01 AU 31/12/ 2007 : 6.336.121.668 GNF<br />
<br />
• ENCAISSE PHYSIQUE AU 31/12//2007 : 2.765.463.578 GNF<br />
<br />
Ecarts entre les soldes BCRG/Fonds Minier :<br />
<br />
Montant FPDM : 2.643.165.678 GNF<br />
<br />
Montant relevé bancaire : 2.765.463.578 GNF<br />
<br />
Différence entre le solde bancaire réel et le solde bancaire présenté par le Fonds Minier, soit : 122.297.900 GNF éludés. <br />
<br />
L’analyse sommaire de ces dépenses montre qu’elles ne correspondent pas du tout à la réalité. C’est pourquoi nous émettons de sérieuses réserves sur la forme et le fond des montants en surbrillance, soit : 4.732.910.241GNF. <br />
<br />
Par ailleurs à travers la comparaison entre la situation présentée ci-dessus et le relevé bancaire, il ressort un montant de 601.569.610 GNF non comptabilisé par le Fonds Minier.<br />
<br />
Ces graves irrégularités mettent en cause toute la sincérité des écritures comptables du Fonds Minier, avant même l’examen scrupuleux des pièces de dépenses, si encore celles – ci existent ?<br />
<br />
Eu égard à ce qui précède et compte tenu du fait que notre rapport du 12 avril 2007 vous a été adressé et est resté sans suite jusqu’à ce jour, nous vous informons que le présent document sera transmis aux autorités compétentes pour prendre les mesures appropriées conformément à l’article 74 du Code sus - cité.<br />
<br />
Ont signé : <br />
<br />
1. Conseiller Economique et Financier : Guillaume CURTIS <br />
2. Inspecteur Général : Al - Hassan ONIPOGUI<br />
<br />
3. Conseiller Technique (en mission) : Cécé NORAMOU<br />
<br />
4. Conseiller Juridique : Maître Momo SAKHO<br />
<br />
5. Conseiller : Dr Alpha DIALLO<br />
<br />
6. Conseiller : El hadj Ibrahima Sory CAMARA <br />
<br />
7. Directeur Général DEP(Bureau d’Etudes) : Elhadj Mohamed Sedna NANSOKO<br />
<br />
8. Directeur National de la Géologie : Elhadj Dr Alioune CISSE<br />
<br />
9. Directeur Général du CPDM : Ibrahima Kalil SOUMAH<br />
<br />
CC :<br />
<br />
1- le Président de la République<br />
<br />
2- le Président de l’assemblée Nationale <br />
<br />
3– le président du Conseil Economique et Social<br />
<br />
4- le Premier Ministre<br />
<br />
5- le Ministre du Contrôle Economique de l’Ethique et de la Transparence. <br />
<br />
Conakry le 14 février 2008 <br />
]]></description> 
					<pubDate>Sat, 03 May 2008 05:37:00 EDT</pubDate> 
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					</geo:Point>
                </item> 
                <item> 
                    <title>Analyse des accords tripartites du 27 Javier  en République de Guinée</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/352425</link> 
                    <description><![CDATA[Pour la première fois une grève syndicale a pu durée plus de deux semaines. De revendications salariales et de  probité publique (le retour de Mamadou Sylla, président du Conseil National du patronat guinéen en prison et le départ du gouvernement  du ministre de transport KEÏRA, beau frère du chef de l’Etat) la grève prendra clairement une position politique après l’engagement de la société civile sur cette voie après le dépôt du mémorandum sur la sortie de crise qui passe par la nomination d’un nouveau gouvernement avec la confrontation  syndicats / chef de l’Etat<br />
L’adhésion populaire au départ du chef de l’Etat, et aux reformes dont le sommet sera la marche de plus de 500000 personnes le 22 janvier, conforte les syndicalistes sur cette voix et leur donne des responsabilités pour lesquelles ils étaient pas préparé, à négocier les termes, de l’autre la volonté des tenants du pouvoir à ne rien céder, et laisser la situation se dégrader.<br />
Sur la forme, les négociations étaient dans une situation d’épuisement. La population bien consentante pour durcir les positions face au pouvoir, avait de moins en moins de possibilité de vivre, les syndicalistes aussi manquaient à la fois de ressources matérielles et de stratégie finale, pour faire tomber le pouvoir, mais au bénéfice de qui ? Surtout qu’ils ne se voyaient pas au pouvoir.<br />
Sur le fond, les exigences financières seront difficiles à satisfaire dans l’immédiat, faute de ressources au niveau de l’Etat. Mais avec l’imposition d’un gouvernement de consensus, et qui serait proche de leurs préoccupations en particulier, l’amélioration de la gouvernance, les perspectives de résultats sont possibles.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 10:18:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Analyse du dialogue des ANE avec l’assemblée Nationale de Guinée</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/352423</link> 
                    <description><![CDATA[•La Grève lancée par les syndicats  le 10 janvier a été suivie d’un flottement institutionnel du au manque d’interlocuteurs et de réponse crédibles aux exigences des centrales par le gouvernement. Ce dernier qui manque de cohésion et   de perspectives politique et économique claires, a préfère joué l’usure.<br />
Face à cette situation,  le contact est établi entre l’assemblée nationale et les syndicats, qui sera étendu après au CES.<br />
•La méfiance qui a caractérisé,  1a 1ere expérience d’intermédiation de l’assemblée nationale lors de la grève de juin 2006 va se transformée en janvier 2007en opposition frontale.<br />
Les deux institutions négociant au nom  du gouvernement qui est resté derrière les deux présidents.<br />
Pendant cinq jours après le lancement  de la grève, les syndicalistes avaient besoins d’interlocuteurs .D’où l’acceptation de l’assemblée Nationale, en lieu et place du gouvernement, faute de mieux .Ce dernier qui a été constitué en ayant la volonté de réduire le pouvoir du président de l’assemblée nationale, trouve comme protecteur Monsieur  SOMPARE.<br />
Ce dernier va trouver dans cette grève, un moyen de détourner l’action du gouvernement contre lui, mais aussi de marquer son espace vis avis des hommes du pouvoir.<br />
Les négociations vont être marqués par ces arrières pensées, qui aboutiront au discours   gouvernemental  prononcé au nom du chef de l’Etat par le président de l’assemblée nationale à l’intention des grévistes et de l’opinion.<br />
Cet acte finira par décrédibiliser l’assemblée nationale et CES aux yeux  des syndicats  qui finiront par s’adresser directement au chef de l’Etat.<br />
Le fossé ira en s’élargissant, avec, les péripéties  de la nomination du premier ministre de consensus où les deux présidents AN et CES travailleront pour protéger le pouvoir de Lansana Conté et la gestion de l’Etat de siège.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 10:15:00 EDT</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Plus jamais ça</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/325253</link> 
                    <description><![CDATA[Aujourdh'ui, à l'heure où vous lisez ce blogue, d'importantes manifestations se tiennent partout dans mon pays; qui pour Commémorer le tristement célèbre carnage du pont des pendus (Moriba Magassouba, Kara de Soufiane, Barry Diawadou et autres), qui pour commémorer les massacres du 22 janvier 2007.<br />
Avec du recul,  il me semble que mon pays ne veut plus se soumettre ; il veut vivre, s’épanouir et accéder au développement tant recherché. <br />
Devons-nous oublier ces douloureux événements et effacer de la mémoire collective les exploits héroïques de nos martyrs ? Assurément non. Alors il est temps pour tous les guinéens, où que soit chacun, de se battre pour la démocratie et la bonne gouvernance car le pays ne trouvera son salut que par là.<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 23 Jan 2008 05:50:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>le Changement</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/278393</link> 
                    <description><![CDATA[Aujourd'hui, dans mon pays, après la date historique du 22 janvier qui a accouhé d'un gouvernement de consensus à la tête du quel un Premier Ministre (Lansana KOUYATE) a été nommé. Le concept changement a commencé à circuler sur toutes les lèvres. Les guinéens veulent rompre avec les anciennes habitudes des gouvernements de jadis. Mais malheureusement, mon peuple ne comprend pas jusque là que le changement est avant tout une mentalité et une vision, qui doivent se réfléter sur le comportement de chacun. Ces deux concepts doivent donner naissance à la voie que doit désormais suivre le congloméra cosmopolite de la nation guinéenne. <br />
<br />
Chacun prône le changement mais personne ne veut individuellement changer ou du moins abandonner les mauvaises habitudes de naguère. <br />
Cependant, il faut que chacun comprenne que son comportement positif ou négatif aura une incidence sur la destinée de la nation. <br />
<br />
C'est vrai que ce sera difficile de changer les basses moeurs dans une société humaine , mais il n'est pas impossible de le réussir; alors chers amis jeunes et frères vous comprendrez que je vous exhorte tous à adopter un comportement de bonne gouvernance chacun dans son pays pour le devenir radieux de notre continent qui jusqu'ici est en jachère comme le dit DJAH FAKOLY.<br />
<br />
En fin voilà une citation que j'aime bien de Nicolas Machiavel dans le Prince " il n'y a pas chose plus difficile à entrprendre; ni à réaliser plus douteuse; ni à conduire plus périlleuse; que de s'investir à introduire de nouvelles institutions car, ceui qui les introduit a pour ennémis tous ceux à qui les institutions anciennes sont favorables; et trouvent tièdes en tous ceux que les institutions nouvelles avantageraient. Pour réussir son entreprise, il doit procéder par prière ou par contreinte. Dans le premier cas il ne finit jamais bien et ne parvient à bout de rien. Mais quand il est dépendant de lui-même et parviernt à contreindre, il est alors rare qu'il soit en danger."<br />
<br />
Votre fidèle serviteur!<br />
]]></description> 
					<pubDate>Thu, 08 Nov 2007 05:50:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Pour la jeunesse</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/277563</link> 
                    <description><![CDATA[Nulle part dans ce bas monde, je n'ai encore entendu ni vu un citoyen qui se targue d'avoir garder éternellement sa jeunesse. Ce qui veut dire celui ou celle qui est jeune aujourd'hui, sera vieux delain.<br />
Cette pensée, je la veux partager à l'ensemble de la jeunesse  africaine en générale et à celle de la Guinée en particulier car, pendant les évènéments douloureux que mon pays a connu,  il y a des édifices publics qui ont été détruits: des bibliothèques brulées, des archives datant de l'époque précoloniale calcinées, des maisons de justice brûlées ,  des écoles  saccagées avec tous leurs équipements, des chaussées creusées tels des cratères, ... Au nom d'un changement positif du pays. <br />
Mais, le changement veut-il dire l'annihilation de tous les efforts jadis consentis jusque là? Faut-il gater tout pour avancer? Avec quelles ressources réussirons-nous à reconstruire ce qui est gaté? Allons-nous continuer à vivre dans le cercle vicieux de l'éternelle consommation comme nous le disent d'ailleurs les bailleurs: Guerre-stabilité-endettement-guerre;????<br />
C'est pouirquoi, je demande à mes amis et frères africains désormais bien réfléchir avant de poser un acte. Notre continent ne se développera jamais à notre insu. C'est nous qui devons prendre les responsabilités qui sont notres pour faire avancer la machine de l'hisyoire en notre faveur, car celle-ci ne s'arrête point. Elle est en perpétuelle dynamique. Qui conque lui barre la route, elle le broie et continue son chemin.<br />
<br />
Votre éternel serviteur!<br />
]]></description> 
					<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 04:51:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Les sites Internet sur la Guinée</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/277079</link> 
                    <description><![CDATA[Il ya une pléade de site internet sur la Guinée. Néanmoins je vais m' efforcer à vous donner un certain nombre d'entre eux que je visite souvent. Il s'agit de :<br />
<br />
www.laf.org.gn<br />
www.guineenews.org<br />
www.lediplomateguinee.org.net<br />
www.kababachir.com<br />
www.aminata.com<br />
www.kibarou.com<br />
www.afriqueindex.com/guinee<br />
www.guineenet.org<br />
 ]]></description> 
					<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 09:39:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Les écrivains de mon pays</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/277075</link> 
                    <description><![CDATA[Comme ressources humaines, il ya aussi les écrivains qui oeuvrent beaucoup dans le processus de développement de mon pays. Ils sont entre autres:<br />
Pr. Djibril Tamsir NIANE ( Soundjata ou l'épopée mandingue, ...)<br />
Thierno Monémbo (Les crapauds brousses, les écailles du ciel, ...)<br />
Alioum Fantoure (Le cercle des tropiques, Le voile ténébreux, ...)<br />
Koumanthio Zénab DIALLO (Les épines de l'amour, ...)<br />
Lamine KAMARA (Safrin ou le duel au fouet, ...)<br />
Bah Ardho (Camp Boiro, sinistre geole de Sékou Touré, ...)<br />
Almamy Fodé Sylla (L'itinéraire sanglant, ...)<br />
Néné Moussa Maléyah CAMARA (La Guinée est une famille, ...)<br />
Et plein d'autres écrivains car la liste n'est pas close.]]></description> 
					<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 09:30:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Grands hommes de mon pays</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/277063</link> 
                    <description><![CDATA[La Guinée mon pays n'est pas qu'un pays de ressources naturelles. C'est aussi un pays d'hommes intègres qui ont laissé leurs empreintes dans l'histoire de l'humanité. <br />
Parmi ces hommes il y a par ordre chronologique:<br />
<br />
* Avant la pénétration coloniale: <br />
Soundjata KEITA et Soumaoro KANTE<br />
<br />
*Avant et pendant la pénétration coloniale du pays:<br />
Dinah Salifou CAMARA (Résistant)<br />
Elh Bocar Biro (Résistant)<br />
 Alpha Yaya DIALLO (Résistant) <br />
Elh Omar TALL (Résistant)<br />
Samory TOURE (Résistant)<br />
 Kissi Kaba KEITA (Résistant)<br />
 N'Zégbéla TOGBA PIVI (Résistant)<br />
 Koho ONIVOGUI (Résistant)<br />
<br />
*L' éveil des consciences:<br />
Ahmed Sékou TOURE (Ancien Président)<br />
Telly DIALLO (Ancien Député Guinéen à l'ONU)<br />
Saïfoulaye DIALLO (Ancien Député Guinéen à l'ONU)]]></description> 
					<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 09:18:00 EST</pubDate> 
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                </item> 
                <item> 
                    <title>Présentation de mon pays</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/277033</link> 
                    <description><![CDATA[Pour ceux d'entre vous qui connaissent pas mon pays,  la Guinée. Il est limité au Nord par le Sénégal et le Mali, au Sud par le Liberia et la Sierra Leone, à l'Est par la Côte D'Ivoire et à l'Ouest par l'Océan Atlantique la Guinée-Bissau.<br />
La Guinée a pour capitale Conakry et son premier Président a été Ahmed Sékou TOURE ( il dirigea de 1958 en 1984). Il a été succédé par le Général Lansana CONTE (de 1984 à nos jours).<br />
La République de Guinée est un pays tropical connaissant l'alternance de deux saisons climatiques contrastées: la saison pluvieuse de juin à Novembre; et la saison sèche de décembre à mai.<br />
La Guinée a une population estimée à 9 millions d'habitants repartie sur une superficie de 245857km2. <br />
Elles est découpée en 7 régions administratives qui sont: Boké, Faranah, Kankan, Kindia, Labé, Mamou et N'Zérékoré; auxquelles s'ajoute la région spéciale de Conakry qui abrite la capitale.<br />
C'est un pays laïc doté d'une constitution très puissant appelée "LA LOI FONDAMENTALE".<br />
Ce pays à cause de la variété et de la grandeu de ses richesse naurelles a été surnommé " le scandal géologique de l'Afrique". <br />
Outre ces richesses naturelles, la Guinée est un pays regorgeant de très grands cours qui arrosent d'ailleurs certains pays africains tels, le Mali, le Sénégal, la Côte D'Ivoire, la Gambie. Pour cela, il a été aussi surnommé, " le CHATEAU D'EAU DE L'AFRIQUE OCCIDENTALE".<br />
En plus de ces richesse, la République de Guinée compte plus de 200 ethnies regroupées en quatres ensembles qui sont: les Soussou, les Peulhs ou foulbhè, les Malinkés et les forestiers en fonction des quatres régions naturelles créées par les aléas climatiques. <br />
Venez visiter mon pays et vous verrez!]]></description> 
					<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 08:31:00 EST</pubDate> 
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                    <title>Ma philosophie</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/277009</link> 
                    <description><![CDATA[Il m'est souvent reproché de vouloir du bonheur pour tout le monde. Est-ce une utopie? Je n'en suis pas certain.  Cependant, Je pense que dans un pays comme le notre, la gentillesse et la générosité doivent être le socle de notre société post-développée- par comparaison à l'occident. C'est vrai on ne peut pas aider tout le monde; mais à mon avis, il ne sert à rien d'être l'homme le plus riche du monde si l'on est pas entouré de gens. Pour ce faire, il faut se confondre aux problèmes de ceux qui t'entourent, les gérer " comme si tu te gérais, toi-même" . C'est pourquoi, je demanderais à mes amis et frères de la même génération que moi, de cultiver en eux la gentillesse et la générosité car, tout ce qu'on acquiert sur terre, sera abandonné sur terre. <br />
Ainsi va la vie ! ]]></description> 
					<pubDate>Tue, 06 Nov 2007 07:14:00 EST</pubDate> 
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                    <title>ma vision</title> 
                    <link>http://kouyate.tigblog.org/post/275693</link> 
                    <description><![CDATA[Je pense qu'il faut comprendre que de tous temps, la jeunesse de partout dans le monde a joué son rôle: celui de la mutation et de la vigueur. <br />
La jeunesse africaine doit-elle faire une dérogation à ce principe de la dynamique sociale? Assurément non! Alors il est temps pour nous jeunes africains de comprendre que chacun de nos actes sera empreint par le sceau indélébile de l'histoire de notre continent. pour ce faire, il faut travailler comme si demain  se ferait aujourd'hui.]]></description> 
					<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 03:28:00 EST</pubDate> 
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